Murmures d’un village perché

Perché sur son éperon de pierre, le village veille, immobile et vivant, comme un vieux sage qui connaît la lumière et les secrets que murmure le vent.

Les toits serrés, chauffés d’ocre et de soleil, regardent la vallée couler en contrebas, et chaque ruelle, étroite comme un sommeil, porte l’empreinte de ceux qui ne sont plus là.

On y entend battre un cœur ancien, dans le pas lent d’une porte qui grince, dans le parfum du pain du matin, dans la fontaine où l’eau danse et rince.

Il y a une âme, douce et tenace, qui flotte entre les pierres et les voix, une âme qui jamais ne s’efface, et qui vous prend la main, parfois.

Alors on comprend, sans un mot, que ce village n’est pas seulement un lieu, mais un souffle, un écho, un halo, un fragment de terre qui parle aux cieux.

Texte & Photos © Fred Massa

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Les couleurs marchent parmi nous